Une petite histoire du Manitoba
1877



Jean-Baptiste Duhamel


Les premiers colons venus en 1877 s'appellent Jean-Baptiste Duhamel et Joseph Flamand. Jean-Baptiste Duhamel prend possession du carreau nord-ouest de la section 21, dans le township 7 - 7. Joseph Flamand, qui a habité Ste-Anne-des-Chênes, s'établie sur le carreau nord-est de la section 22 du même township. Ces deux lotissements se trouvent au nord-ouest du présent village de La Broquerie, l'un à l'ouest et l'autre à l'est de la Seine.
L'année suivante, François Bisson Joseph Bleau, Timothée Gagnon Hormidas Granger, Joseph Franger, Philippe Houde, Narcisse Lanoue Narcisse Pelletier, Aristide Rocan et Sigefroi Veyancourt viennent se joindre à cet embryon de paroisse. Ne s'éloignant jamais de la rivière, ces derniers forment un enchaînement entre les terres des deux premiers habitants et l'emplacement du futur village de La Broquerie. Signe de sa persévérance et de son endurance, la famille Granger retient encore aujourd'hui la terre de ses cieux.
En 1879, les noms de Boutin. Gosselin, Henrie, Lambert, Normandeau, Houde, Gagnon, et Goulet viennent s'ajouter à la liste. Après trois ans, ce noyau d'une vintaine de familles s'agrandit et affermit ses racines. Seulement un nouvel arrivé est identifié en 1880: il porte le nom de Lanthier.
Cependant, à l'Assemblée législative à Winnipeg, les choses bougent. Le gouvernement manitobain est lui aussi aux prises avec le fameux "boom", déclenché par la reprise de la construction du chemin de fer vers l'Ouest. Les nouveaux colons sont sensés arriver au Manitoba en grand nombre. Les prix des terres montent en flèche et des fortunes s'accumulent du jour au lendemain.
La législature réagit. D'un trait de plume, avec la première loi municipale (1880), des dizaines de municipalités rurales apparaissent sur la carte, et celle de La Broquerie figure parmi celles-ci.
Certains fonctionnaires pensaient que cette municipalité, même si elle était habitée par des francophones catholiques, doit porter le nom de Carleton! Le député de Provencher A.A.C. Larivière est intervenu pour freiner cette suggestion déplacée.
L'honorable A.A.C. Larivière député et bientôt après ministre de la province, voulut que la nouvelle municipalité portât le nom de La Broquerie, en l'honneur du vénérable oncle de Monseigneur Taché et de sa famille maternelle. Le nom Carleton lui avait déjà été donné; l'honorable Larivière eut beaucoup de peine à faire adopter celui de La Broquerie, et ne réussit même qu'après une passe d'armes assez vive avec le Procureur de l'époque. Pour couronner sa victoire, il voulut que la nouvelle municipalité eût un sceau composé avec les armes de l'illustre famille.


Duhamel, Jean-Baptiste et Zoé Bonin Duhamel, Pierre et Marie Beaudreau
La famille de Jean-Baptiste et Zoé Duhamel est déménagée à Fall River, Massachusetts, faute de travail à St-Hughes Québec.
Leur fils Pierre (notre grand-père) rencontra et épousa Marie Beaudreau, fille de Félin et de Séraphine Lavallée, de l’endroit, en 1865.
Deux semaines après le mariage de Pierre et Marie, la famille de Jean-Baptiste se mirent en route pour le Manitoba. Quelques-uns des plus vieux de la famille qui étaient déjà installés depuis quelques années, plus précisément à Ste Anne-des-Chênes.
Ils ont mis beaucoup de temps à se rendre au Manitoba. Quand on s’arrêtait pour la nuit, tout le monde aidait à couper le bois pour le bateau à vapeur. Ils arrivèrent finalement à Winnipeg et se rendirent ensuite à Ste-Anne en canot. Quelques-uns sont allés s’installer à Richer tel l’oncle François, et d’autres se sont rendus à La Broquerie.
La première maison bâtie sur leurs 160 acres était un appentis; elle fut ensuite remplacée par une maison de “log” ou bois rond. Ils ont eu l’aide des Indiens du voisinage pour construire la maison, ils ont habité dans cette maison jusqu’après la naissance de leur sixième enfant. Ensuite, ils ont bâti une plus grande maison en planches cette fois-ci, avec l’aide des familles voisines.
Les Indiens leur ont appris à survivre, à manger des viandes sauvages, etc. Ils ont montré à grand-mère comment faire un matelas avec de la mousse et des oreillers avec des quenouilles Tante Léontine nous dit que nous devons beaucoup aux Indiens. Sa famille lui a appris à les respecter. Elle nous dit que quand les Blancs sont arrivés pour s’établir à La Broquerie, les Indiens ont quitté la place et sans allés vers Kenora.
La famille Duhamel aimait beaucoup chanter et jouer du piano. Ils aimaient aussi beaucoup visiter leur parenté et leurs voisins.
Au nouvel an, c’est une chose bien importante que de demander la bénédiction paternelle. Les enfants déjà mariés venaient avec leur famille célébrer le Jour de l’An. Le dernier à arriver était surnommé “le torchon” pour le reste de l’année.
Maman nous disait que c’était toujours tante Marie qui arrivait la dernière!
Les Duhamel avaient une ferme mixte et des grands jardins. Grand-père (Pierre) travailla à Steinbach pendant près de 19 ans. Il avait appris à parler l’allemand, et il parlait aussi le français et l’anglais.
Pierre et Marie Duhamel donnèrent trois acres de leur terre pour l’emplacement de l’école St-Alexandre, Tous les voisins ont contribué matériaux et main d’oeuvre. Les Fournier, Jolicoeur, Paradis, Michaud, Gosselin, Morin et Granger ont tous été impliqués dans ces projets communautaires.
La famille de Marie, la famille Beaudreau était très à l’aise. Ils envoyaient à notre grand-mère des valises pleines de tissus, de linges, etc. Ils avaient une maison à trois étages avec une bonne, des servants et une couturière qui faisait de la couture pour les pauvres. Ma mère nous racontas que quand grand-mère Marie était allée visiter sa famille aux Etats-Unis, elle avait déjà 10 ou 11 enfants et avait pris un peu de poids. Elle n’avait pas vu sa famille depuis environ 25 ans.

Pierre Duhamel et sa fille Léontine
(fils de Jean-Baptiste et Zoé).




Joseph(Jos) Bleau et Rose-Anna (Emma) Duhamel (fille de Jean-Baptiste et Zoé Bonin)




Rose-Anna Emma Bleau et ses soeurs, Mme. Philip (Clotilde) Houde et Mme.Arthur (Amanda) Lacerte.


En avant en robe foncé: Antoinette Bleau Première rangée:Elodie Lacerte (Duhamel), M.L. Houde, Amanda Lacerte,Rosa Bleau, Emma Bleau (Desautels) et Elodie Bleau (deMontigny). Seconde rangée: Mme. Philip (Clotilde Duhamel) Houde, Mme. Arthur Lacerte, Rose-Anna Emma Bleau, Mme.Tom (Eulodie) Duhamel, Mme. Francois (Julie) Duhamel. Rangée arrière:Philip Houde, Arthur Lacerte, Joseph Bleau, Tom Duhamel (Onesime), Francois Duhamel.


25ième anniversaire de mariage de Joseph (Jos) Bleau et Rose-Anna Emma Duhamel


Eugène Bleau et Rose-Helene Bédard
mariés le 28/12/1928.

Eugène Bleau était le petit-fils de Jean-Baptiste et Zoé Duhamel marié le 17/2/1852 à St-Antoine-sur-Richelieu, (Québec) et le fils de Joseph et Roseanna (Emma) Duhamel marié le 2/8/1880.



Recensement 1901

La famille Duhamel y est bien présente.

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Pierre tombale de Rose-Anna (Emma) Duhamel
Pierre tombale de
Rose-Anna (Emma) Duhamel


Aurele et Lucien Bleau (Petit-fils de Joseph et Rose-Anna Emma Duhamel Bleau). Photo prise au Jardin d'Enfance de Gravelbourg, Saskatchewan Octobre 1954.



Un grand merci à M. Lucien Bleau pour cette petite histoire du Manitoba. (Thanks a lot Mister)
Merci aussi à Pierrette Duhamel pour sa contribution.



Lucien Bleau


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